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Lesdécrypteursencampagneprésidentielle.over-blog.com

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Les "constitutionnalistes en herbe" de Paris 1 vous proposent une analyse des réformes institutionnelles proposées par les candidats à l'élection présidentielle de 2017.

Nathalie ARTHAUD

Nathalie ARTHAUD

Nathalie Arthaud, la candidate révolutionnaire

 

Nathalie Arthaud est la candidate du parti politique Lutte Ouvrière, et a succédé à Arlette Laguiller. Ce parti d'extrême-gauche défend des idées trotskistes et marxistes. En dehors de sa fonction politique, Nathalie Arthaud est professeur d’économie-gestion dans un lycée en banlieue parisienne.

 

Son programme a pour socle la lutte des travailleurs contre les grands patrons, et pour objectif l’amélioration des conditions des ouvriers, notamment par la baisse du temps de travail, et une meilleure distribution des richesses. Son programme politique ne couvre pas tous les thèmes importants liés aux enjeux de l'élection présidentielle, et survole avec distance les questions institutionnelles et sécuritaires.

 

On retrouve, au cœur de son programme, une vive critique des politiques de droite et d'extrême-droite, mais aussi de celles du PS et de « La France insoumise » de Jean-Luc Mélenchon. Madame Arthaud met tous ces partis sur un « quasi-pied » d'égalité puisqu’ils jouent selon elle, le jeu institutionnel. En effet, ces partis soutiennent les patrons capitalistes qui dominent, affament et privent de richesse la classe ouvrière.

 

Elle refuse donc le jeu des institutions ! Selon elle, l’Etat sert et protège les classes bourgeoises, les capitalistes et les banquiers. Lorsque certains candidats souhaitent passer à une VIème République, Nathalie Arthaud se veut plus radicale, et veut bouleverser le système dans son ensemble par le moyen de la révolution. Par la lutte sociale, elle souhaite instaurer un système égalitaire, sans classe.

 

Les institutions ne lui apparaissent donc pas comme un moyen de faire changer les choses : jamais un gouvernement n’a permis d’aboutir à un progrès social. Ne croyant pas au réformisme, elle souhaite, en se présentant aux élections, non pas être élue, mais éclairer les dominés sur la réalité de l’organisation sociale du système actuel. A ce titre, lors des élections présidentielles de 2012, elle n’avait obtenu que 0,56 % des suffrages exprimés.

 

Concernant les institutions européennes, Nathalie Arthaud est favorable à l’unification des nations mais déplore le Traité de Lisbonne de 2007. Selon elle, il s’agit de la traduction de la domination des pays européens les plus puissants sur les plus faibles. Une union des nations ne peut se faire qu’en dehors du système capitaliste.

 

Enfin, elle promeut la décentralisation et les prises de décisions au niveau des collectivités territoriales. Elle encourage enfin la démocratie participative au sein des communes.

 

Raphaël Allio et Julie Lémée

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